vendredi 29 mars 2013

Un presse-citron dans la tente

Un autre exemple de chrome dans la tente. Le presse-citron et le citron exigent une lumière différente, ce qui engendre des compromis.

Le flash intégré demeure une source de déception...
La tente éclairée à partir de toutes les directions crée des reflets subtils sur le presse-citron.
Le citron manque toutefois de modelé avec cet éclairage.
Si on baisse la lumière à droite, le citron redevient rond.
Les reflets sombres à droite sont toutefois moins attrayants.
 Le résultat est joli, quoiqu'il faudra encore éliminer le reflet de la caméra.

Éclairer le métal chromé

Un des plus gros défis en éclairage est sûrement le métal réflectif. Étant donné qu'il reflète tout ce qui se trouve autour de lui, il faut contrôler l'environnement. Les spéculaires sont également problématiques.

Une des solutions demeure la tente - mettre des diffuseurs tout autour du sujet pour contrôler les reflets. Notez que le reflet de la caméra est inévitable, on pourrait réorienter le sujet pour la masquer, ou bien l'éliminer dans Photoshop.

Le flash intégré - une horreur.
La softbox crée une belle lumière à gauche.
Imaginez si on pouvait l'étendre sur toute la surface...
...et c'est ce que l'on peut faire avec la tente.

La tente nous permet de choisir la direction de l'éclairage - ici c'est du haut...
...et ici de toutes les directions à la fois.

Éclairer pour la définition et la texture

Pour la nature morte, il est essentiel de bien définir les objets représentés à l'aide de la lumière. Un éclairage soigneusement placé permettra de dégager la dimension des éléments.

Un éclairage frontal donne très peu de définition
Un éclairage latéral permet de dégager les dimensions de l'objet
Pour la texture, le principe est le même, quoiqu'au niveau microscopique.

Un éclairage frontal démontre très peu de texture.
Un éclairage latéral fait ressortir toute la texture.
Ici on a utilisé un spot, d'où les ombres très dures.
Une softbox du même angle définit également les textures, quoique les ombres sont plus douces.

Changer la couleur des ombres?

Comment faire pour modifier la teinte des ombres en studio? En changeant la couleur de la lumière ambiante! Lorsqu'on ajoute des gels sur la lumière secondaire (fill light), on peut modifier la teinte des ombres.

Sans fill light
Avec une fill light neutre
Avec un gel vert sur la fill light
Avec un gel orange sur la fill light

Lumière : grosse et loin ou petite et proche?

Quelle est la différence entre une grande source de lumière éloignée du sujet, et une petite source de lumière très proche? Elle réside dans le dégradé de la lumière. Puisque l'intensité lumineuse diminue au carré de la distance, une lumière très rapprochée va se dégrader très vite, ce qui laisse peu de latitude en termes de mouvement du sujet.

Dans cet exemple, la taille relative de la lumière du point de vue du sujet reste la même,
puisqu'on fait varier la taille de la source proportionnellement à la distance.

Dans les images suivantes, j'ai ajusté l'exposition pour que le coin supérieur gauche du cube soit de la même intensité.
Source grosse et éloignée : la lumière se dégrade peu.
Source petite et proche : la lumière se dégrade rapidement.

lundi 18 mars 2013

Du verre en HDR?

Pendant les expérimentations sur le verre de vin, on m'a demander d'essayer de faire un HDR avec tone-mapping. Le résultat est intéressant, mais il ne faut toutefois pas se fier sur cette technique pour compenser un éclairage déficient...

Les différentes prises de vue qui ont servi à générer le HDR.
Le résultat du tone-mapping. Intéressant, quoiqu'un peu compliqué à obtenir.


Verre sur noir et sur blanc

Pour éclairer un verre rempli d'un liquide, on a deux options : utiliser un fond noir bordé de blanc, ou un fond blanc bordé de noir. En variant la largeur du noir ou du blanc, on obtient des résultats différents.

Un carton noir comme toile de fond est bordé de blanc sur les quatre côtés - cela crée une silhouette subtile.
Si on augmente la largeur de la bordure blanche autour du carton, on obtient une silhouette plus franche.
Sur fond blanc, c'est l'inverse. On cherche à délimiter les bordures du verre à l'aide de noir, question de mieux définir le verre.
Avec de larges bordures noires de chaque côté, le verre est bien défini mais manque de subtilité, surtout en ce qui a trait au contenu du verre.
Déplacer les cartons noirs de chaque côté permet de rendre le contenu du verre plus subtilement dégradé, quoiqu'on perd un peu du verre en haut.
À titre comparatif, le flash intégré - un désastre.

Un accident heureux qui est survenu lorsque je déplaçais le carton noir.
Cela me rappelle l'importance de nettoyer les verres avant la prise de vue...

Éclairage classique de bouteille de vin transparente

Dans le cas d'une bouteille transparente, on peut difficilement l'éclairer de l'avant sans la rendre terne. Pour donner un peu de vie à une bouteille sur fond noir, il est suggéré de tricher un peu à l'aide d'un carton blanc préalablement découpé à l'aide de la silhouette de la bouteille générée par une source lumineuse située à l'endroit précis où se retrouvera la caméra. Veuillez noter que cette technique s'applique également pour les bouteilles de bière.

Éclairée de face, la bouteille semble opaque et ne se détache pas du fond.
L'éclairage provenant de la softbox est peu raffiné.
Éclairer du haut n'est guère mieux, quoique la capsule est jolie.
Il manque la recette secrète...
... c'est-à-dire le carton blanc en angle derrière la bouteille.
On ressent alors la belle couleur dorée du verre.
Deux cartons de chaque côté viennent définir la silhouette de la bouteille.
Il ne manque d'un petit réflecteur à l'avant pour venir illuminer l'étiquette.

Éclairage classique de bouteille de vin opaque

Pour éclairer une bouteille de vin rouge, il est important de créer de jolis spéculaires diffus. On peut pointer la softbox directement sur la bouteille, mais les bordures des spéculaires qui en résultent son un peu dures. Diriger la softbox sur un carton blanc permet de jolis spéculaires qui dégradent vers le noir.

Un carton blanc à gauche avec une softbox indirecte permet le joli dégradé de lumière.
Même éclairage que le précédent, mais avec un réflecteur blanc judicieusement placé à l'avant pour illuminer l'étiquette sans toutefois faire de reflets sur la bouteille.
Un carton identique à droite vient définir le côté droit de la bouteille sur le fond noir.
Ajouter le même réflecteur pour l'étiquette dans l'image précédente serait idéal.

Taille de la source - prise 2

Un autre exemple de la relation entre la taille de la source lumineuse et la dureté des ombres. Observez également le spéculaire sur la tête du mannequin.

Pleine softbox
Demie softbox
Quart de softbox
Spot (à titre comparatif)

Taille de la source, ombre et spéculaire



On a éclairé une ampoule claire à l'aide d'une softbox. En variant la taille de la source lumineuse (à l'aide d'un cache en carton) et en laissant l'exposition de l'appareil en mode automatique, on peut voir deux résultats :  plus la source est grosse, plus le spéculaire est large et doux. L'ombre est également plus diffuse, au point de la perdre complètement.

Étant donné que la surface est en verre, la source de lumière est directement réfléchie vers la caméra, ce qui donne parfois des résultats inattendus.

Avec un spot, l'ombre est dure et les spéculaires sont petits et intenses.
Une toute petite softbox donne des résultats quasi-identiques au spot.
La softbox plus grosse vient créer des spéculaires plus larges et une ombre plus douce.
Encore plus grosse, la lumière est déjà plus diffuse.
La softbox à sa pleine taille diffuse davantage les spéculaire et les ombres.
On sent toutefois encore la forme carrée de la source.

En plaçant des lisières de carton sur la softbox, on peut suggérer une fenêtre...
Un deuxième diffuseur entre la softbox et le sujet vient diffuser la lumière à un tel point que le spéculaire couvre la majorité de la surface de l'ampoule. L'ombre est pratiquement disparue.
À titre comparatif, le flash intégré donne des résultats franchement moches.
L'éclairage ambiant, quant à lui, crée de drôles de reflets. Notez également la couleur verdâtre des fluorescents.

dimanche 24 février 2013

Travail pratique 4 – Mise en valeur d’un objet banal à l’aide de la lumière


Chorégraphier la lumière pour transformer l’ordinaire et le rendre magnifique : voilà l’objectif du travail pratique 4. Commencez avec un ou plusieurs objets simples et sans grand intérêt (pas une figurine) et mettez-les en scène grâce à la lumière pour en faire une œuvre d’art. Trouvez un point de vue inhabituel, un éclairage singulier et expérimentez!

Le choix du médium demeure encore une fois à votre discrétion. En plus de l’image finale, assurez-vous de remettre à titre comparatif une image de l’objet tel qu’on le voit sans éclairage ni artifice ajouté (dans son quotidien d’objet banal). Évidemment, tout autre document qui aide à soutenir votre démarche (making-of, plans d’éclairage, sources d’inspiration et essais ratés) est un atout important.

Publiez le travail sur votre blogue avant le 2 avril.

vendredi 22 février 2013

Théorie : la sphère classique

Voici une image de sphère sur fond blanc, éclairée par deux lampes.



On peut y apercevoir bien des choses : deux spéculaires d'intensité diverses (observez l'angle), des ombres portées qui se croisent en s'additionnant, l'ombre de l'ambient occlusion directement en dessous, le core shadow sur la sphère, le terminator où se termine la lumière directe sur la sphère et commence la lumière ambiante, la lumière réfléchie du carton blanc, le reflet de l'ombre sur le lustre de la sphère, etc.